28 avril 2006
par JDCh


Service non compris

Différentes statistiques sont parues récemment annonçant que plusieurs centaines de milliers d'emplois seraient non pourvus dans les secteurs du service (Hôtellerie-restauration-tourisme notamment mais aussi, à une moindre échelle, service informatique) et du bâtiment travaux publics.

On ne parlera ici que des emplois de service à destination des particuliers qui (je l'ai entendu sur BFM cette semaine) représenteraient un potentiel de plus de 3 millions d'emplois en France si le particulier Français consommait autant de services que le particulier Américain. En gros, chômage réduit à zéro...

On peut, en fait, résumer la situation dans laquelle nous nous trouvons par deux assertions simples:

- les Français ne consomment pas autant de services que leurs homologues Américains parce qu'ils n'en ont pas les moyens;

- les Français ne veulent pas occuper des emplois de service car "service" a la même étymologie que "servus" (esclave en latin): avoir un tel emploi n'est ni valorisé, ni rétribué correctement dans notre culture.

Derrière ces 2 constatations à la fois économiques et sociologiques, on peut multiplier les anecdotes, les exemples et démonstrations que notre "système fiscalo-social" a su créer les conditions parfaites pour que le moins possible d'emplois de service aux particuliers soit créé ou maintenu.

Voici quelques exemples pas si anecdotiques que cela...

Les gardiens d'immeuble: une espèce en voie de disparition

Pour illustrer le fait que les Français n'ont plus les moyens, je prendrais simplement, et en premier, l'exemple des gardiens d'immeubles qui ont disparu au fil des années et qui ne subsistent que dans les grandes copropriétés (plus 50 appartements environ) ou dans quelques quartiers très huppés (et encore). Pas de gardien comparé à une acariâtre concierge curieuse et médisante, c'est certes mieux... mais quelqu'un qui surveille les allées et venues, qui récupère les lettres recommandées et autres colis postaux, reçoit un plombier quand on est pas là et s'assure que les parties communes sont propres, c'est beaucoup mieux.

Je n'ai pas étudié le cas économique du gardien d'immeuble mais il me semble qu'il est économiquement abordable pour une copropriété de 10 appartements dans la mesure où une partie de la rémunération est un logement à titre gratuit (qui fait partie de la co-propriété) et qu'on n'applique à cet avantage ni charges sociales, ni taxes... (ce qui n'est pas le cas puisque ledit "avantage en nature" est soumis à charges sociales moyennant un calcul complexe se référant à la Convention Collective des gardiens et employés d'immeuble).

Notre sur-réglementation est, en plus, passée par là: en effet, les avantages en nature du gardien (la loge en fait partie ainsi que sa facture d'électricité ou de téléphone) doivent rester à 100% à la charge du propriétaire (pour une raison qui m'échappe totalement puisqu'il semble s'agir de frais de fonctionnement) et les frais de personnels pour 25% à la charge des mêmes propriétaires s'il s'agit d'un gardien (0% s'il s'agit de personnel extérieur ! pour une autre raison qui m'échappe encore plus totalement). Ainsi, dès qu'un immeuble comprend quelques locataires, le poste de gardien est supprimé... N'importe quel grand gestionnaire de foncier locatif (type société d'assurances) lisant le décret correspondant (daté de 1987), supprime immédiatement tous les "jobs" de gardiens d'immeuble !

Notre État "réglementeur" se mêle vraiment de "trucs" qui ne le regarde pas ! Sous prétexte probable de protection du locataire, on empêche ce dernier d'avoir un gardien et surtout on rend "fragiles" des dizaines de milliers d'emplois !

Les rangeurs de cuisine: une espèce inconnue

Pour changer totalement de géographie, j'ai croisé en Californie, il y 7 ou 8 ans, un gars qui avait comme profession "expert en rangement de cuisine". Cet "expert" intervenait auprès de ménagères californiennes pendant quelques heures (je crois me rappeler qu'il facturait $100 de l'heure !) pour vider tous les placards et tiroirs de la cuisine et remettre tout en place en optimisant l'utilisation ultérieure des différents ustensiles et denrées alimentaires que l'on trouve dans une cuisine. Son expertise consistait à identifier que la machine à pétrir la pâte à pizza, étant utilisée rarement, devait se trouver en haut d'un placard loin de l'évier et qu'au contraire les "mugs" et les "corn flakes" pour le petit déjeuner devaient se trouver à portée de main !

Le gars vivait très bien, avait un beau 4x4, était extrêmement souriant et aimable et avait 2 ou 3 clientes par semaine (recrutée uniquement par bouche à oreille du type "he's wonderful. He changed my life!"): si je calcule bien, il devait se faire plus de $3,000 par mois soit plus de 2500€ ! Je suis prêt à parier qu'un tel positionnement serait difficile à tenir en France: combien de ménagères pourraient se permettre de dépenser quelques centaines d'euros pour avoir un tel service ? Si un nombre significatif en avait les moyens, combien de personnes seraient motivées pour effectuer un tel travail ? Beaucoup pour gagner les 2500€, beaucoup moins seraient "fiers" d'un tel "job" et beaucoup oublieraient que sourire doit être compris dans le service !

Le rangement de cuisines étant une "niche", n'y voyez aucune solution visant à régler le problème du chômage en France mais, avouez-le, le "gap" culturel est saisissant.

Le pourboire généreux qui permet de mieux vivre: interdit en France

Si je continue avec une comparaison franco-californienne, toute personne qui s'est installée, pour la première fois, à la table d'un restaurant (même modeste) aux États-Unis a été étonnée par le "hi guys ! my name is Kelly, may I help you ?" prononcée par une charmante jeune femme au sourire "ultra brite". Ce même client découvrant les États-Unis s'est gratté la tête en fin de repas pour savoir ce que "gratuity non included" pouvait bien vouloir dire et combien il fallait laisser de pourboire.

Le "gratuity non included" correspond à notre antique "service non compris" et le principe des "tips" (pourboires) est simple: 15% ou plus si vous êtes très satisfaits, 10 à 15% si vous êtes simplement satisfaits et moins de 10% (jusqu'à zéro) si vous ne l'êtes pas (ou pas du tout). Dans ce dernier cas, Kelly peut très bien vous faire la tête (c'est assez rare) mais surtout vous poser la question sur ce qui s'est mal passé: une "vraie" raison est alors à énoncer (genre "la viande était froide", "on a attendu trop longtemps"...) et Kelly compréhensive fera tout pour que cela ne lui arrive plus.

Il faut ajouter que Kelly qui vît à Los Angeles a aussi une petite carrière dans le cinéma, que ses revenus sont majoritairement composés des "tips" attribués par les clients satisfaits de ses services au restaurant, que certains vendredis ou samedis soirs elle gagne $300 dans la soirée et qu'elle ne paiera pas d'impôts sur cette somme: la version Californienne de l'"intermittente du spectacle", beaucoup beaucoup moins coûteuse pour la collectivité, beaucoup plus responsabilisante (c'est sûr) et "valorisante" (je le pense) pour la jolie Kelly...

Si l'on revient dans notre cher pays, le "service compris" a été, si je ne me trompe pas, imposé du temps de l'"ex" (VGE que je préfère pourtant de beaucoup à notre pathétique "futur ex"...) pour des raisons (peut-être louables) de défense du consommateur. Les 15% inclus dans le prix ont fait disparaître ou rendus totalement marginal le pourboire et notre état "rapace" a pu y appliquer toutes les taxes et cotisations qui caractérisent notre vénéré "système social" (la TVA sur ces 15% a été exclue pendant un certain temps puis remise en place plus récemment).

La rémunération d'un serveur Français, Gérard par exemple, quand on la compare à celle Kelly est quasi-totalement indépendante de la qualité de service perçue par ses clients (ce qui peut expliquer que Gérard est moins aimable que Kelly) et surtout, quand Kelly récupère $10 de pourboire c'est net de tout (pas de cotisations sociales, pas de TVA, pas d'impôts), alors que quand Gérard collecte 10€ de "service compris", au mieux seulement 3 ou 4€ iront dans sa poche (ce qui peut expliquer que Gérard est moins motivé que Kelly) et 6€ partiront en charges sociales et TVA ! "Big difference, huh ?"

Le "truc" simple qui marcherait: remplacé par un "machin" pas si simple

Je finirai sur le CESU (Chèque Emploi-Service Universel) dont nous venons de recevoir un carnet à la maison (après la naissance d'Emma-Sarah, on s'organise pour compléter la crèche avec un dispositif de garde qui n'est pas évident à finaliser). Ce CESU ressemble à notre Ministre Valenciennois prénommé Jean-Louis. Quand on lit la notice (comme quand on écoute JLB), on comprend à peu près rien ! Quand on la relit, on finit par comprendre que tout ceci est un peu plus compliqué qu'un simple chèque à remplir.

Il y a certes un chèque à remplir mais aussi un "volet social" à envoyer à l'URSSAF (qui effectuera des prélèvements sur mon compte bancaire, ce que je trouve assez angoissant quand on connaît la maison URSSAF) et il ne faudra pas que j'oublie de déclarer 50% des dépenses ainsi effectuées dans ma déclaration d'impôt sur le revenu 2006 en 2007. Il faut également que je calcule le "SMIC net en vigueur majoré de 10%" (pour les congés payés), que je ne dépasse pas 8 heures par semaines (sinon il faut que j'établisse un contrat de travail) et que j'attende d'avoir 70 ans pour être exonéré de charges sociales !

L'idée (lancée par Alain Madelin lors d'une des ses fugaces apparitions en tant que Ministre) était excellente mais nos fonctionnaires n'ont pas su aller au plus simple (si c'était simple, certains d'entre eux seraient moins utiles ?): un simple chèque comme je le pensais.

- Le taux horaire aurait pu être ajusté par le marché en fonction de l'offre et la demande;
- Le chèque pourrait valoir contrat de travail pour n'importe quelle durée par semaine;
- La réduction fiscale de 50% des dépenses engagées (avec un plafond de 15.000€ par an) aurait pu être une simple exonération de charges sociales pour ce type de services.

Je crois calculer qu'économiquement, le système de réduction d'impôt m'est plus favorable (avec cependant un décalage de trésorerie défavorable d'un an) mais une simple exonération de charges sociales aurait totalement atteint l'objectif de simplicité annoncé. Je suis sûr qu'un certain nombre de gens vont finalement renoncer à utiliser ce dispositif et, soit ne pas utiliser de service à domicile, soit continuer à "s'arranger au noir". "Mr Borloo, why don't you keep it simple and stupid ?".

Conclusion

Les exemples ci-dessus sont, j'en ai l'impression, assez illustratifs du fait que:

- la pression fiscale et le poids des cotisations sociales étant déjà bien trop importants dans notre pays pour les gens qui auraient les moyens de "consommer" du service au particulier, il faut introduire la "fluidité économique" qui va bien en aval dans la chaîne économique: pas de cotisations sur la loge de gardien ou l'assistante maternelle, ni TVA ni cotisations sur le "service" qu'il soit compris ou non...

- le culte du formulaire, des conditions limitatives, des plafonds, de l'abattement, du taux minimum... doit être éradiqué surtout quand la cible est le "particulier" et que celui-ci s'aventure à devenir un micro-employeur "légal"...

- le fait de rendre un service et d'être rétribué pour cela est à la base même de l'économie. Être gardien d'immeuble, serveur dans un restaurant, rangeur de cuisines, nounou... constituent des vrais "jobs" qui sont potentiellement rémunérateurs (surtout quand le service est bon).

- le rangeur de cuisine ou la serveuse californienne n'imaginent pas un seul instant qu'ils feront ces boulots "à vie". Il s'agit pour eux d'une opportunité à l'instant t qui sera suivie par d'autres plus tard. Le rangeur de cuisine ouvrira peut-être un magasin de fleurs et Kelly deviendra peut-être scripte dans un studio hollywoodien.

Chez nous,

- des allocations diverses sont touchées par des gens qui, par ailleurs, "bricolent au noir" (ou carrément vivent de trafic et de délits divers)
ou
- nous subventionnons massivement des emplois dit "aidés" dans des associations qui apportent un soit-disant "service à la collectivité": sauf exception, très peu utile au particulier !

C'est le système le plus absurde économiquement et c'est le notre.

Ceux, bien trop peu nombreux, qui travaillent "légalement" au service des particuliers, eux, il leur reste à... "tirer la gueule" !

Ces diverses constatations peuvent également s'appliquer aux "services au touriste". Nous sommes la première destination touristique du monde avec 75 millions de visiteurs par an mais chaque visiteur dépense lors de son passage en France 2 à 3 moins que lors de son passage dans d'autres pays... Je pense qu'on peut y voir les mêmes causes "fiscalo-sociales"...

Ce "post" s'appelle "service non compris", il aurait dû s'appeler "service incompris" !



17 Comments:

At 10:28 AM, avril 28, 2006, Anonymous Anonyme a dit...

Totalement en accord. Les conditions de developpemnt des services ne sont pas reunis par la faute de la complication voulue et son cout. Des emplois publics et le coin de l'Etat mis partout ou bien une societe faite d'opportunites se co-consolidant avec un Etat plus modeste et surtout moins omnipresent. Systeme absurde maintenu pour immuniser en fait un groupe de gens, noblesse d'Etat et en cercles succesifs, de l'economie reelle creant un monde abrite qui coute a l'ensemble de la societe son futur (pour maintenir ce passe ideal d'un monde juge pur car non soumis a l'economie).

Service incompris et economie incomprise et gouvernance moderne incomprise tout se co-consolide en regression car en ce monde 1+1 font systematiquement moins que 2.

 
At 3:10 PM, avril 28, 2006, Anonymous Anonyme a dit...

Raisons de tout ceci dans cet article:

l'analphabétisme économique, péché mignon des élites politiques françaises.

Mon «pays», en France, c'est une région frontalière du Tarn et de l'Aveyron et ceinte de quatre marchés, Saint-Antonin à l'ouest le dimanche, Villefranche-de-Rouergue au nord le jeudi et, samedi, Cordes et Albi, respectivement au sud et au sud-est. Je viens d'y passer les vacances de Pâques – dégustant les asperges parfaites de Villefranche, dînant merveilleusement à Belcastel, arpentant les collines au-dessus du Viaur tout en échangeant des salutations de saison avec M. Marty, un fermier du cru qui fabrique le meilleur fromage de chèvre que j'ai jamais savouré, ou choisissant une tarte aux fraises chez M. Moulin pour le dîner. M. Moulin est un pâtissier de légende. Voilà la France que tant d'Anglais (et bien sûr tant de Français !) aiment et veulent préserver. Même certains connaisseurs nord-américains lui sont très attachés.

«De Paris à la Lune», charmantes chroniques d'Adam Gopnik sur la vie parisienne, publiées dans le New Yorker, mettent bien en lumière les sentiments confus que tous les francophiles éprouvent à l'égard de la France. L'arrivée de Gopnik à Paris avait coïncidé avec les grèves de 1995 contre les réformes d'Alain Juppé, des mesures pourtant parfaitement raisonnables de son point de vue. Gopnik ne parvenait pas à comprendre le problème et encore moins pourquoi le public semblait appuyer des grévistes qui lui faisaient la vie aussi dure. Il se trouve que cette immersion se déroulait alors même que Gopnik cherchait une dinde pour son dîner de Thanksgiving. Il trouva la meilleure qui fut et décida qu'il existait peut-être quelque connection, invisible pour l'outsider, entre le vandalisme économique de la rue et la qualité de la dinde.

Des pensées similaires me sont venues avant et pendant ces vacances. Nous savons tous que la France souffre d'un taux de chômage élevé, tout particulièrement chez les jeunes non qualifiés, surtout quand le jeune s'appelle Ismaël au lieu de Pierre ! Alors un peu plus de flexibilité du travail ne paraît pas une mauvaise idée. La manière de procéder de Dominique de Villepin manquait sans doute de subtilité mais mon expérience me dit que derrière les critiques concernant la tactique se cachent souvent les objections idéologiques et l'absence de courage politique.

Il y a d'autres facteurs. On dit Nicolas Sarkozy ambitieux, ce qui n'est pas un crime en politique, encore qu'il convienne de ne pas trop le montrer. Pour sa part, le président Chirac me semble aussi boiteux qu'un canard peut l'être, à son poste certes mais pas au pouvoir. Quoi qu'il en soit, dans cette affaire du CPE, une claque de fermeté gouvernementale a été suivie par le floc-floc embarrassant de la reddition. Quelques jours plus tard, Peugeot annonçait la fermeture de son usine en Grande-Bretagne, entraînant la perte, directement et indirectement, de milliers d'emplois. Ce qui n'empêche pas qu'il y a plus de gens au travail en Grande-Bretagne qu'en France.

A ce stade, je voudrais mettre sur la table quatre réflexions bien intentionnées.

Primo, comment se peut-il que l'essentiel du débat économique, pourtant conduit par les politiciens les plus brillants de France, la crème de l'ENA, soit entaché de tant d'analphabétisme ? Les entreprises françaises sont aussi bien dirigées que partout ailleurs dans le monde, voyez les fabricants automobiles et l'aéronautique, les compagnies d'assurance ou les entreprises de services aux collectivités. La France continue d'attirer des montants nets considérables d'investissements, elle est la troisième source mondiale d'OPA et sa productivité par heure travaillée atteint des sommets (plus qu'aux Etats-Unis). Tout cela en dépit du – et non grâce au – débat politique sur l'économie. La capacité de la France à remporter des succès planétaires ne doit rien aux renationalisations, à l'hostilité, à la concurrence, à plus de régulation ou à des taxes plus lourdes sur les bénéfices.

Secundo, y a-t-il une vraie menace sur le mode vie que les Français chérissent à juste titre ? Qui pourrait s'emparer des affaires de M. Moulin et de M. Marty ? Comment ces derniers arrivent-ils à gérer une petite entreprise – à embaucher de jeunes salariés – compte tenu des charges sociales qu'ils doivent payer ? Il est bien plus facile de gérer Leclerc ou Casino qu'une fromagerie de quartier ou une pâtisserie. Regardez les étiquettes dans les supermarchés : elles disent made in China, Taiwan ou Thailand, même sur les produits de marque française.

Tertio, qu'est-il advenu de la tradition révolutionnaire pour qu'elle concentre ses passions sur le droit à un job à vie dans la fonction publique ? Depuis quand le fait de prendre un risque modeste ou avoir confiance dans ses propres capacités doit obligatoirement incarner une loi de la jungle anglo-saxonne et donc brutale ?

Quarto, j'admire beaucoup le sens de l'Etat et de ses institutions qui règne en France. Mais ces institutions sont-elles stables et en sécurité avec des dirigeants politiques incapables de connecter le débat démocratique avec le monde réel qui existe au-delà des frontières poreuses de la France ? Pour prendre un exemple, la France devrait-elle aujourd'hui s'inquiéter de la concurrence du plombier polonais ou de celle des informaticiens indiens ? Allez à Bangalore et vous comprendrez à quel point cette question est ridicule. Nous devons tous comprendre dans quel siècle nous vivons.

A part ça, j'ai passé des vacances merveilleuses dans le Tarn, les manifestations étaient finies et le temps était parfait.

Chris Patten,
Chancelier d'Oxford, président de l'International Crisis Group,
ancien commissaire européen , ancien gouverneur de Hongkong
27 avril 2006, (Rubrique Opinions)

 
At 3:25 PM, avril 28, 2006, Anonymous Anonyme a dit...

Cet excès de reglementation est désolant pour la France !!!

Quelques autres exemples, de réglementation empêchant la création d'emploi "plus stables" :
Les professions règlementées.
* Chauffeur de taxi (il y a moins de taxi à paris aujourd'hui qu'il y a 50 ans),
* vétérinaire (seul habilité a faire une piqure a nos amis les betes alors qu'une infirmière peux le faire pour un etre humain),
* expert-comptable (bac+3 en angleterre, bac+7 en france),
* notaire...

Par rapport aux professions que tu cites, si toutes les restrictions dans ces professions reglementées sautaient, il serait possible de créer des emplois pérennes...

 
At 3:29 PM, avril 28, 2006, Blogger JDCh a dit...

Merci au deuxième contributeur. Cet article de Chris Patten est excellent.
Trés bonnes suggestions également du troisième anonyme.

 
At 3:44 PM, avril 28, 2006, Anonymous Anonyme a dit...

Merci pour le merci au deuxième. On peut également citer les numerus clausus, l'impact réel du POS en distorsion économique et en dérives diverses (peut-être un des pires domaines), les diverses faux nez de l'Etat... Tout ceci contribue au vérouillage, à ce manque de respiration de l'économie. J

 
At 4:00 PM, avril 28, 2006, Anonymous Anonyme a dit...

Il y a également défendre les OGM contre la principe de précaution érigé en dogme et défendu par qui vous savez!

Il y a également sortir la Recherche (avec un grand R) des "machins" où elle s'éteint!

Il y a également défendre les créateurs (dans les domaines pointus et prometteurs) contre les "machins d'aide" qui en fait "fuitent" fort opportunément les informations vers des "machins" à renflouer (où l'Etat est pris, ou bien qui font chantage a l'emploi)! Problème de legislation relative au "conflit d'interet" et capacité à faire rendre justice en un temps compatible avec l'économie de manière à ne pas mourir guéri (trés nombreux cas).

Mais il y a également, tous ces jeunes qui sont formés à des métiers en disparition.

 
At 4:12 PM, avril 28, 2006, Anonymous Anonyme a dit...

Il y a également ce lien sur la façon locale de régler les problèmes par la création de diverses agences:

http://citoyendurable.blogspot.com/

La parade des écornifleurs

Depuis une bonne quarantaine année l'État se mêle d'informatique (Plan calcul, Bull, Plan informatique pour tous, Minitel...

A lire

 
At 5:19 PM, avril 28, 2006, Anonymous Anonyme a dit...

Petite analyse de l'histoire récente. Les origines des blocages et dérives infinies deux cas, mêmes causes politiques profondes.

La catastrophe de Tchernobyl était, au départ, un test. Un test délibéré sur le fonctionnement de la centrale nucléaire.

Sous le commandement du chef de la centrale, Brioukhanov, les opérateurs se livrèrent à une expérience, on attendit et le résultat escompté n'arriva point. Pour transformer l'échec en succés (car ce devait être une réussite) les opérateurs engagèrent une manoeuvre qui les dépassa.

Ceci reléve de l'histoire. En fait ce qui arriva était la conséquence logique de l'état d'esprit des ingénieurs, cadres du parti qui ont encadré le projet depuis la conception de la centrale jusqu'à l'expérience finale; groupe de leader parvenus à leur poste grâce à leur volontarisme militant, adoubés par leur pairs sur stricte critère d'appartenance et partage des dogmes. La conclusion fatale est la conséquence d'une cascade de choix d'une ribambelle de membres d'un régime politique et bureaucratique pour lequel efficacité et respect idéologique, esprit de caste et de nomemklatura, l'emportairent sur toute autre considération. C'est le dogmatisme, le consensus clanique qui rendirent possible ce qu'en d'autres logiques la plus élémentaire prudence et le respect des hommes interdiraient. L'homme passait après le clan et le dogme. L'accident arriva parce que la centrale était mal conçue et au rabais (relativement à la sécurité), mais ces défauts étaient profondément liés au régime politique, bien plus un accident politique que technologique.

Ceci pour dire où peuvent mener de telles logiques, dans d'infinis dérives.

Dans le domaine économique, en notre beau pays nous avons connu un tel clanisme d'un groupe de leaders parvenus à leur poste grâce à leur volontarisme militant, adoubés par leur pairs sur stricte critère d'appartenance et partage des dogmes, si de tels désastres technologiques ne leurs sont pas imputables, il faut les créditer de désastres économiques comme celui du Crédit Lyonnais, dont les archives brulèrent deux fois. Oh on ne meurt pas par les radiations en ce désastre, on meurt par effet colatéral du renflouement. Combien d'entreprises et d'emploi furent sacrifiés pour renflouer ce navire? Infiniment plus qu'il n'est admis et encore à venir! Deux cas, deux cultures avec des objectifs et missions différentes mais à la base mêmes causes: Une pensée élitiste volontariste et sans limitations ou contre pouvoir. Quand la machine est bloquée elle est bloquée infiniment, quand elle s'emballe elle s'emballe infiniment quand elle déraille elle entraine tout le train.

 
At 6:25 PM, avril 28, 2006, Anonymous Anonyme a dit...

Dans ce registre il y a une longue liste.
Tunnel du Mont Blanc: même dérive et quelques morts! Mont St-Odile: Etat main droite aurait demandé aux compagnies un détecteur de proximité sol sauf à la sienne qu'il tient de sa main gauche, Air Inter! Sang Contaminé, Nuage de Tchernobyl, Giat, Charbonnages, Crédit Lyonnais, Sauvetage d'Alstom... Sans parler de ce que les journalistes appellent les affaires d'Etat (ce qui veut dire silence) Blocage dans les services et dérapages infinis ailleurs: vous êtes coinçés.
Dormez en paix!

 
At 5:28 PM, mai 02, 2006, Anonymous Anonyme a dit...

Pays avec un système "bananier", faisant main basse sur les domaines où l'avanir semble prometteur et partout ailleurs mettant son "nez" dans les affaires de façon à également controler mais ce coup ci par redistribution.

On applaudit les sympathiques gentils animateurs de cet énorme barnum truqué!

 
At 11:17 PM, mai 07, 2006, Blogger Libéralisateur a dit...

Toutes les expériences que vous relatez ont un point commun, celle de ne rien laisser hors du contrôle de l'état, qui ponctionne au passage. Comme c'est le fait de politiciens qui ne connaissent rien à l'économie, cela "fonctionne" toujours à l'inverse des buts recherchés.

Pour moi, une seule solution à court terme pour que la France se redresse et à tous les points de vue et en particulier sur le plan de vivre en harmonie avec tous ceux qui vivent sur le même territoire que nous. Faire un moratoire de 5 ans sur la répression du travail au noir, afin de changer la manière de faire de l'économie de la part de nos dirigeants et de ceux qui viendront après.

Mais le plus merveilleux, c'est que je suis persuadé qu'il n'y a pas d'autres voies pour notre pays. Nos étatistes de tous bords vont en "manger leur chapeau". J'ai fait un article sur ce sujet sur mon blog. Entre autres.

Cela rejoint ce à quoi vous êtes arrivé.

 
At 11:20 PM, mai 07, 2006, Blogger Libéralisateur a dit...

Mon blog (qui n'apparait plus ?) est à

http://liberalisateur.blogspot.com

 
At 6:45 PM, mai 09, 2006, Anonymous Anonyme a dit...

@liberalisateur A mon sens le mal depasse largement l'Etat et ses pseudopôdes; il y a egalment tous les faux nez et tous les dependants. Ce machin truque a perverti bien des secteurs economiques qui mis d'un seul coup devant la realite devraient s'effondrer tant la verite construite, l'image dite credible de leur etat comprtable sont tout simplement faux! C'est egalement oublier le jeu de barbichette entre ces acteurs!

 
At 11:00 AM, mai 10, 2006, Anonymous Anonyme a dit...

Voici un lien qui presente parfaitement et tres en details l'impact negatif de la pression fiscale sur la croissance et l'emploi:

http://www.workforall.org/html/faq_fr.html

Bonne lecture!
J

 
At 11:06 AM, mai 10, 2006, Anonymous Anonyme a dit...

Doing Business (in english)

http://www.doingbusiness.org/documents/DoingBusines2006_fullreport.pdf

Fort educatif, tout ou presque en comparaison

 
At 11:05 PM, mai 17, 2006, Anonymous Anonyme a dit...

Hello, pour une fois je crois avoir trouv� un Cabinet d'incorporation dans le Delaware qui est install� depuis 10 ans � Miami et qui parle en fran�ais.
Ce doit �tre un bon plan car juste en demandant sur un moteur comme Yahoo : compte bancaire j'ai �t� j'ai trouv� tout de suite USACOMPANYCORPORATION.COMhttp://www.usa-corp.com ou une autre adresse qui m�ne au m�me site : usa-corm.comcompte bancaire

 
At 11:23 PM, mai 17, 2006, Anonymous Gilles a dit...

Rangeur de cuisine : Pour information le cuisiniste Bulthaup inclu le service de rangement et d'optimisation de la cuisine lors de ses installations.

 

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